Qu’est ce que signifie “rabaisser” une fleur de CBD ? 

La loi européenne et française considère légal le CBD et ses dérivés à partir du moment qu’ils sont issus d’un plant de chanvre Sativa L. contenant moins de 0,2% de THC. En somme, des fleurs de CBD ayant moins de 0,2% de THC mais provenant d’une plante dont ce même taux est supérieur, ne sont pas légales au niveau de la lois. Pourtant, une grande partie de ces fleurs que l’on trouve en boutique ou sur internet ont été artificiellement rabaissées ou lavées comme disent certains, afin de pouvoir être commercialisées. Par exemple, les fleurs de CBD Suisse sont légal en dessous de 1% THC, quant aux Italien, ce taux est fixé à 0.5%, or une grande partie des fleurs vendu sur le marché français proviennent de ces deux pays, ce qui oblige les fournisseurs à devoir rabaisser le taux de THC de leur fleur pour qu’elles soient en partie en accord avec le droit français, c’est à dire en dessous de 0.2% THC même si la fleur d’origine elle ne possédait pas 0.2% THC et par conséquent était considéré comme illégale sur le sol français. Oui, comme toujours, il y a la lois et l’application de celle ci, et sachant qu’il est très difficile, voir impossible, de savoir si la fleur ou le produit final a bien été extrait d’un plant de chanvre sativa L contenant moins de 0.2%, il est désormais de notoriété publique que seul le taux de THC en dessous 0.2% fait lois.

Le problème est que ce procédé, outre le fait qu’il ne soit pas du tout naturel, ne détériore pas seulement le THC, en effet, il dégrade l’ensemble des cannabinoïdes présent dans la plante dont le cannabidiol, ainsi que les les terpènes et la plupart des molécules qui donnent à la plante toutes ses propriétés. Soyons claire tout de suite, un rabaissement ciblé uniquement sur le THC n’existe pas encore même si nous avons des raisons de penser que certains producteur sont en passe d’y arriver.

Plus un rabaissement est dur (c’est-à dire plus le taux de THC initial est élevé), plus le produit final se trouve dénaturé. Pour compenser cette perte substantielle, certains n’hésiteront pas à “terpéniser” artificiellement les fleurs à l’aide d’un spray ou par infusion. Nous précisions que la “terpénisation” est une pratique courante et acceptable à partir du moment qu’elle est assumée et transparente pour le client. Le client doit savoir ce qu’il consomme c’est la base de tout commerce. Or malheureusement, en plus d’être un taboo, la terpénisation est parfois faîte avec des substances qui ne sont pas bonnes pour l’organisme. Nous sommes en train d’écrire un article sur le sujet !

Quelles sont les méthodes de rabaissement utilisées ? 

Voici les différents type de rabaissement mis en place actuellement dans le marché du CBD. Attention, si un shop vous affirme que ces fleurs ne sont pas rabaissé, que le rabaissement soit dur ou doux, alors vous pouvez être sûr qu’il y a arnaque. Toutes les fleurs rabaissées sont souvent très sèches une fois leur “transformation” finis et devront être réhydrater pour retrouver un peu de saveur.

Rabaissement au C02 : La manière la plus pure pour rabaisser une fleur, car elle ne laisse aucun solvant et n’imprègne pas la fleur. 

  • Les fleurs de CBD rabaissées au CO2 présentent une petite couche de pollen visible à l’œil nu. Elles feront éternuer les personnes allergique aux pollens. Cette méthode bien que naturelle détériore une grande partie des terpénoides et flavonoides présent dans la fleurs et c’est pourquoi il est généralement nécessaire de passer par une étape de terpenisation avant de la vendre au shop ou consommateur.

Rabaissement au butane : Une alternative convenable au CO2 à condition seulement qu’il y ait une phase de purification après rabaissement. Cela évitera que le solvant imprègne la fleur et laisse un goût désagréable en plus d’être dangereux pour l’organisme. 

  • Les fleurs rabaissées au butane présenteront les mêmes caractéristiques que pour le rabaissement au CO2. Il est malheureusement presque impossible de savoir si la fleur a été contaminée par un solvant. 

Rabaissement à l’éthanol : Méthode assez commune en Suisse et en Italie. Elle est rentable et assez simple à mettre en place cependant il s’agit de la pire méthode de rabaissement, car si mal fait, l’alcool contamine le produit final.  

  • Les fleurs ayant subi un bain à l’éthanol et dont le producteur n’a pas fait attention sont généralement collantes et très grasses. Tout comme le rabaissement au CO2 et au butane, cette méthode détruit les terpènes mais en plus de cela, laisse généralement une odeur étrange. Elles passent, elles aussi, par une étape de terpenisation avant commercialisation.

Rabaissement par la chaleur : Méthode artisanale mais propre et sans risque, parfois réalisée de façon involontaire. En effet, lorsque le THC est trop chauffé ou bien à des températures trop fortes, il s’évapore tout simplement. C’est ce qui arrive lorsque l’on souhaite décarboxyler ses fleurs pour les utiliser dans des plats ou des gâteaux et que l’on ne prend pas assez de précautions. Cette méthode participe également à dégrader les autres cannabinoïdes et les terpènes.  

  • Les fleurs rabaissées par la chaleur brunissent assez rapidement, s’assèchent et sont plus friables, ce qui les rend moins agréables à consommer.   

L’engouement autour du CBD est une chose positive, car il permet de faire connaître à un large public, les vertus supposées du chanvre sans l’aspect psychoactif du THC. Malheureusement, sa popularité attise la convoitise de certaines personnes peu scrupuleuses qui profitent de l’ignorance des consommateurs.  Soyez donc prudents et n’hésitez pas à poser toutes les questions à votre fournisseur avant achat. Il doit être capable de vous répondre en toute transparence sur ce sujet.